jeudi, mars 26, 2009

LES FACTEURS EXPLICATIFS DE LA DÉFAITE DE LA COALITION SOPI 2009

La coalition Sopi 2009 a subi une déconvenue électorale. Sa défaite est d’autant plus retentissante qu’elle a perdu la quasi-totalité des grandes villes du pays, des châteaux-forts comme Dakar et Pikine. Jamais dans l’histoire politique du pays, un parti au pouvoir n’a connu une telle déroute. En neuf (9) années au pouvoir, les libéraux constatent, comme les socialistes dans les années 90, qu’ils ne contrôlent plus que les communes rurales. Tout comme les socialistes le faisaient, certains responsables libéraux tentent d’expliquer la perte de l’électorat urbain et périurbain par les votes sanctions et une presse hostile. Le PDS d’aujourd’hui souffre des mêmes maux que le PS d’avant l’alternance. La majorité des responsables libéraux et de la génération du concret a adopté toutes les pratiques qui avaient conduit le parti socialiste à la défaite mémorable du 19 mars 2000. Le PDS ne s’est pas seulement contenté d’enrôler des transhumants, mais il a aussi adopté la mentalité du PS d’alors. Les complots de toutes sortes, les querelles intestines, l’interdiction ou la répression des marches pacifiques sous prétexte de troubles à l’ordre public, l’arrogance, le ‘matèye’, les grèves à répétition, l’instrumentalisation de la Division des investigations criminelles, la recherche d’intérêt d’individuel au détriment de l’intérêt national ou collectif, le dilatoire, la gabegie, les détournements de derniers publics, la corruption endémique, l’impunité, les manipulations constitutionnelles à des fins partisanes, l’entourage présidentiel décrié, de hauts responsables accusés de ne pas dire toute la vérité au président, l’incompétence, les campagnes agricoles désastreuses, le délabrement des écoles et des hôpitaux, les délestages de la SENELEC, le chômage chronique des jeunes, la cherté de la vie, le train de vie de l’État, la mise en place du sénat, l’accaparement des médias d’État, etc., sont des maux que nous dénoncions dans les résolutions de notre Bureau politique ou dans les déclarations de notre Secrétariat national du PDS . L’opposition d’aujourd’hui dénonce, à tord ou à raison, les mêmes maux. Tout se passe comme si le PDS est devenu le PS et le PS, le PDS.

J’aimerais, en premier lieu, exposer les facteurs explicatifs de la défaite de la coalition Sopi 2009 et, en second lieu, dégager quelques perspectives d’avenir.

La défaite de la coalition Sopi 2009 est imputable, non pas à un ou deux facteurs, mais à une conjonction de plusieurs facteurs clés. Nous pouvons citer dans le désordre :

La crise économique internationale et le train de vie de l’État

L a crise a eu un impact négatif sur le Trésor public et sur les transferts d’argent provenant des émigrés, entre autres. Ce qui, combiné à la cherté de la vie et au chômage, a accentué la demande sociale et réduit la capacité d’intervention de l’État. Le gouvernement a essayé tant bien que mal de prendre des mesures pour atténuer les effets de la crise, mais ces mesures n’ont pas été à la hauteur des attentes des populations, surtout urbaines. Il n’a pas su mettre en avant un plan national de redressement économique et social qui puisse permettre aux populations urbaines d’espérer. Il s’y ajoute que les populations n’ont noté aucune réduction du train de vie de ses gouvernants. Les responsables libéraux n’ont pas su faire preuve de modestie, ni se rapprocher des populations, pour être à leur écoute et se montrer sensible à leurs préoccupations. Au contraire, ils ont continué d’exhiber fièrement leurs richesses acquises à la seule faveur du pouvoir politique. Cette attitude n’a pas manqué de fâcher les populations et d’exposer la coalition Sopi 2009 à des sanctions populaires.

Le cumul des mandats électifs

Le cumul des mandats a été un fardeau pour beaucoup d’élus libéraux. Les responsabilités ministérielles ou parlementaires les ont éloignés de la gestion de leur commune. À quelques exceptions près, tous les cumulards ont été battus.

Le management général du PDS

Le PDS n’a pas su s’adapter à son statut de parti dominant le pouvoir. Le parti fait l’objet d’une gestion informelle et ses structures, à l’exception du Comité directeur qui se réunit sporadiquement, sont en léthargie. Les tentatives de renouvellement n’ont pas abouties. Les promotions qui se font sur des bases autres que la compétence ou le militantisme de longue date ont diminué l’ardeur de beaucoup de militants. Les complots sont devenus le moyen d’écarter tous ceux ou celles que l’on juge gênants. Ce qui a entrainé des départs de hauts responsables et de beaucoup de militants. Les responsables, qui devaient servir de relais, sont devenus inaccessibles aux militants. Leurs portes ne sont ouvertes qu’à leurs proches, aux dignitaires, aux fortunés et aux célébrités. Coupés de la base, à l’exception de leur cour de courtisans, ils sont devenus incapables de donner au président de la république un portrait fidèle de la réalité sur le terrain politique et sociale. En somme, il est difficile, voire illusoire, pour de tels responsables, de surcroît, évoluant dans un parti sans structures de base fonctionnelles, de gagner des élections locales.

La bataille en sourdine pour la succession du Président Wade

Elle a entraîné des exclusions et des démissions de beaucoup de responsables et militants qui ont renforcé l’opposition. Les pros et les adversaires de la génération du Concret se regardent en chien de faïence et se livrent à une bataille sans merci au sein même du palais présidentiel, pour le contrôle de toute parcelle de pouvoir. La logique de succession et/ ou la peur de perdre sa station a conduit beaucoup de responsables à ne plus dire la vérité au président ou à fermer les yeux sur la vérité. La lutte politique a, depuis la dernière élection présidentielle, cessé d’opposer le PDS à l’opposition. Elle est devenue une lutte inter et intra-PDS, occasionnant une perte de temps et d’énergie, reléguant la souffrance des populations au second plan et laissant le champ libre à l’opposition.

Mauvaises investitures et votes sanctions

Un parti, qui ne fonctionne pas, fait rarement de bonnes investitures. De mauvaises investitures ouvrent toujours la voie à des votes sanctions. Il s’y ajoute que la multiplication des listes parallèles et la défection de certains responsables déçus ont donné aux populations une image d’un PDS où la démocratie interne, la justice et l’équité font défaut. Le PDS, en plus de s’encombrer de souteneurs sans aucune représentativité, a été incapable de faire son unité et de conserver son statut de défenseur des masses populaires.

La Génération du Concret

Elle a enrôlé des responsables du parti et s’est approprié la réussite du Sommet de l’OCI pour se donner l’image d’un mouvement fort, tout en discréditant les militants de longue date du parti. Ce mouvement a gangréné le PDS au lieu de le renforcer .Ses responsables avaient comme objectif, déclaré ou non, la conquête du pouvoir, à l’intérieur du pouvoir. Ce qui les a amené à pousser vers la sortie tous ceux qui dans le PDS refusaient d’adhérer à cet objectif irréaliste. Les observateurs avertis de la scène politique sénégalaise ont décelé dans cet objectif une volonté de la transmission héréditaire du pouvoir par la voie des urnes. Cet aspect a porté un préjudice énorme à la campagne de la coalition Sopi 2009, surtout à Dakar. Le PDS n’a pas su demeurer clairement une seule entité avec un seul Chef et un seul but.

L’excès de confiance

Fort de ses victoires depuis 2000, le Parti n’a pas pris au sérieux les assises de l’opposition et la capacité de celle-ci à profiter de la crise économique et sociale pour rebondir. Il a pensé, à tord, que l’implication personnelle du président et de son fils suffisait largement pour gagner. L’implication du Chef a permis, tout au moins, d’amoindrir l’ampleur de la défaite. Les libéraux et leurs alliés ont sous-estimé la maturité politique du peuple sénégalais.

Gestion de l’État et des collectivités locales

La quasi-totalité des maires libéraux étaient impopulaires et éloignés des préoccupations de leurs administrés. Beaucoup étaient simplement incompétents. Malgré cet état de fait, ils ont été désignés tête de liste. Mais ce serait une erreur de réduire la défaite, seulement, à la mauvaise gestion des collectivités locales. La gestion de l’État n’a pas été des meilleures. Les populaires se sont senties laissées à elles-mêmes après la réélection du président Wade. La population endure les délestages depuis 2000. Elle subit les pénuries de gaz, la cherté de la vie, le désespoir (surtout des jeunes), la corruption, le népotisme, l’arrogance, les factures d’électricité exorbitantes, les inondations, le laisser-aller, le laisser-faire, la dégradation des mœurs, les grèves à répétition, les dysfonctionnements récurrents de l’organisation du pèlerinage à la Mecque, la mauvaise gestion, etc., alors que les gouvernants mènent une vie de pacha. Ce qui a porté ombrage aux nombreuses réalisations du président Wade dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures, etc. La demande sociale a été insuffisamment prise en compte

L’unité de l’opposition

L’opposition a gagné surtout parce qu’elle su faire preuve d’unité dans plusieurs localités. Elle n’aurait certainement pas connu son succès si elle s’était présentée en ordre dispersé. Malgré ses moyens dérisoires, elle a su faire passer son message et se montrer proche des populations.

Perspectives

Au niveau de la gestion de l’État, il convient de décoder correctement les messages des populations, de se remettre modestement à leur écoute, de les rassurer et de proposer une stratégie nationale et concertée de sortie de crise ou de lancer un ambitieux programme national de développement économique viable et durable. Concomitamment, l’État doit s’atteler à résoudre de façon significative l’équation de la demande sociale. Le moment est venu d’abandonner toutes les mauvaises pratiques, d’opérer un changement en mettant le cap sur la prestation de services aux citoyens de qualité et le management d’excellence. Les gestionnaires publics savent que la prestation de service aux citoyens de qualité augmente toujours leur confiance envers leur gouvernement. Le management d’excellence doit mettre l’accent sur le citoyen, la promotion de l’amélioration du rendement de la gestion, le résultat, la performance et l’imputabilité, l’analyse et l’examen stratégique des dépenses de l’État, la surveillance transactionnelle et stratégique des pratiques de gestion et du contrôle accru des résultats et de la performance à l’échelle nationale, le contrôle efficace et la saine gestion des sociétés nationales et des agences. Beaucoup de pays, dont la France et les États-Unis, sont en train de s’inspirer du Canada qui dispose d’un Conseil du Trésor doté d’un Secrétariat qui est appelé Centre d’excellence en management du gouvernement. Le Secrétariat du Conseil du Trésor fait office de conseil de gestion, de bureau du budget et de la gestion ressources humaines de l’administration publique fédérale. Il édicte le cadre de responsabilisation de gestion gouvernemental, les politiques de gestion, les directives, les normes et les guides à l’intention des gestionnaires publics. Il surveille et évalue la gestion de tous les ministères et veille à ce que l’argent du contribuable soit bien dépensé. Le président Wade pourrait s’en inspirer pour améliorer la gestion publique. Cela suppose une réforme de l’administration publique en mettant l’accent sur l‘amélioration des pratiques de gestion. Les pays qui ont réussi cette réforme ont pu réduire leurs dépenses budgétaires de l’ordre de 30 à 35% grâce à des gains d’efficacité sur les coûts du système toute en améliorant la prestation de service aux citoyens. Ce programme de gestion des ressources de l’État doit être exécuté par de véritables gestionnaires publics de façon à optimiser la rentabilité des programmes, l’efficacité et l’efficience de la prestation des services gouvernementaux, tout en veillant à ce que le gouvernement puisse prendre des décisions efficaces et réaliser ses priorités. Ce virage de la gestion implique que la gestion revienne aux professionnels de la gestion et non aux beaux parleurs et aux théoriciens de tous bords qui ne sont pas formés pour poser le plus petit geste en gestion, à savoir l’implantation d’un tableau de bord. Dans le cadre de cette approche, chaque ministère doit élaborer une architecture des activités de programmes et produire deux rapports annuels au parlement et au public : D’abord, un rapport sur le rendement y compris les résultats atteints ou attendus surtout en termes de création d’emploi et de réduction de la pauvreté, le détail des dépenses de programme et ensuite un autre sur les plans et priorités. Ce qui fait qu’à la fin de chaque exercice budgétaire, le gouvernement pourra présenter au président de la république, au parlement et au peuple, un rapport sur le rendement du Sénégal. Chaque gestionnaire d’agence nationale ou d’organisme public ou encore parapublic doit signer avec l’État un contrat de performance et d’imputabilité qui fixera le cadre de gestion et les résultats à atteindre. Ce qui contribuera à éviter les dérapages budgétaires.

Au plan politique nationale, il serait approprier de réduire la taille du gouvernement, de dissoudre le sénat ainsi que les agences ou organismes qui occasionnent des dédoublements inutiles et d’ouvrir rapidement un dialogue avec l’opposition en vue d’apaiser le climat politique et de poser les jalons de la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale. Au niveau du parti démocratique sénégalais, il convient de convoquer rapidement les instances nationales et de base afin de tirer le bilan du scrutin du 22 mars 2009. La Génération du Concret doit intégrer les rangs du PDS et participer à sa redynamisation. Cela ne devrait pas poser problème car la quasi-totalité de ses responsables se réclament du parti ou sont y sont issus. L’urgence sera de redynamiser le parti, de moderniser son management, de renouveler toutes ses instances, de convoquer un congrès pour valider tout le processus de modernisation. C’est la seule voie qui pourra permettre au libéraux de rebondir et de dire, comme le Général De Gaulle, qu’ils ont perdu une bataille, mais pas la guerre ou encore de dire, comme Obama, yes we can!


mardi, janvier 27, 2009

Affaire Macky Sall: Halte au complot!

J’ai été piqué au vif ce matin, lorsqu’un observateur étranger et averti, de la scène politique sénégalaise m’interpella en ces termes : « Le pouvoir sénégalais est –il devenu le lit des comploteurs et des charlatans politiques? ».
Il ne manquera certainement pas de trouver sa réponse dans cette réflexion militante. Je voudrais, à l’entame de mon propos, lui rappeler que Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général national du parti démocratique sénégalais (PDS), avait voulu, dès son accession au pouvoir, donner une leçon de démocratie à l’Afrique toute entière, en refusant de se livrer à une chasse aux sorcières. Il avait aussi exprimé sa volonté de réparer toutes les injustices perpétrées durant le règne des socialistes, de promouvoir toutes les libertés et les droits des citoyens. C’est pourquoi, il est regrettable, aujourd’hui, de constater que le régime en place s’éloigne de plus en plus des principes pour lesquelles nous nous étions battus. La chasse aux sorcières n’a pas eu lieu pour ceux ou celles qui avaient pillé le pays quarante années durant. Mais, curieusement, cette chasse est en cours contre ceux ou celles qui s’étaient sacrifiés pour que le PDS et son leader accèdent au pouvoir. À chaque secousse du cocotier, nous constatons que ce sont des militants des années de ‘braise’ qui tombent, non parce qu’ils ne sont pas solides, mais parce qu’ils ne trouvent aucune avenue qui respecte leur dignité et leur honneur. Ils préfèrent tomber et se battre pour se relever car l’endurance qu’ils ont acquise durant la période oppositionnelle peut leur permettre de rebondir. De plus en plus méconnaissable, la prairie bleue est devenue presque verdâtre, infestée qu’elle est, de parasites, d’opportunistes de tous bords, de comploteurs invertébrés, attirés par la mayonnaise libérale. Autrement dit, des pans entiers du pouvoir sont tenus par des arrivistes sans foi, tapis dans l’ombre, et qui ne sont guidés que par les positions de pouvoir et d’argent. Pour eux, la fin justifie toujours les moyens. Ils sont renforcés par l’attitude silencieuse, attentiste voire complice de certains ‘PDS de souche’, qui, préoccupés par la sauvegarde de leur station, ont préféré fermer leurs yeux et boucher leurs oreilles, devant la forfaiture qui est en train de s’opérer. C’est dans cette logique d’altération de ce qui faisait de nous de fiers PDS et wadistes, qu’il faut situer le complot oudi contre Macky Sall et sa bande. Je dis bien complot, car c’est de cela qu’il s’agit vraiment. Des députés de la coalition sopi, constatant que Macky, contrairement à son prédécesseur, était avare dans la distribution des fonds politiques de l’Assemblée nationale, ont décidé de tout faire pour le démettre. Tout ce qui est retenu contre lui relève de cette machination éhontée. Je ne suis pas et je n’ai jamais été un partisan de Macky Sall. Je ne l’ai pas rencontré lors de son séjour au Canada, son parti ne m’intéresse pas et je ne lui doit rien du tout. Je suis un libéral depuis 24 ans. J’avais 16 ans lorsque le vieux Abou Touré, alors président de la fédération PDS de Pikine m’a vendu ma première carte de membre. J’ai été responsable des élèves travaillistes, Secrétaire aux relations extérieures de l’UJTL et du MEEL, Vice-président de la Fédération internationale des jeunesses libérales et radicales, membre du Secrétariat national et du Bureau politique du PDS, Secrétaire général et fondateur de la Fédération PDS du Canada, gréviste de la faim pour la libération de Me Wade de prison, président de l’amicale des étudiants de la faculté des sciences économiques et de gestion et membre de la Coordination des étudiants de Dakar (CED). Fidèle à mes convictions de toujours, j’ai décidé d’écrire ces lignes pour dire non au chantage, non à la violation des droits et libertés, non à l’utilisation d’arrivistes, de faux militants, de transhumants, de militants de la 25ème heure, de l’administration ou de la justice pour ourdir des complots contre d’honnêtes citoyens. Ces complots ont fini de faire de tous les responsables du PDS et du pouvoir des malpropres virtuels ou de potentiels suspects. Car, à chaque fois qu’ils réussissent un forfait, la personne cueillie est tout de suite présentée comme un mal propre, un bandit des grands chemins. Quand elle revient au PDS, elle devient blanche comme neige. On est propre, seulement, quand on n’a pas de problèmes. C’est cette conception de la politique basée sur la machination et le piétinement des valeurs, des droits et des libertés, pour avancer, que j’ai décidé de dénoncer et combattre. La gestion informelle du parti n’est pas étrangère à ce qui se passe. Elle a avantagé certains responsables nationaux influents car ils leur ont permis de se bâtir une cour de courtisans opportunistes sur la base de promotions dans l’appareil d’État basées non pas sur le mérite, mais sur le parrainage, le sentimentalisme, le régionalisme, l’amitié, la parenté, le voisinage ou sur des considérations d’ordre confrériques. Conséquemment, le militantisme alimentaire et la confusion ont pris le dessus sur le militantisme de conviction, la clarté, la logique, la persévérance et la foi au combat du parti. Ces dernières caractéristiques, qui cimentaient le parti, ne sont aujourd’hui qu’un lointain souvenir. Ce qui a défavorisé les militants des années de ‘braise’ et permis d’accorder une place exagérément grande aux transhumants et aux militants de la 25ème heure dans l’exercice du pouvoir, altérant, du même coup, la cohésion et les relations de fraternité qui prévalaient dans le parti. Les transhumants et les militants de la 25ème heure, à la faveur des positions qu’ils ont acquis dans le pouvoir, ont été érigés de facto en responsables nationaux et ce, sans s’assurer, au préalable, qu’ils aient eu une connaissance acceptable du parti et de ses modes de fonctionnement. Ces militants de circonstance ne défendent jamais le parti ou son leader car ils ont peur que les casseroles qu’ils traînent ne soient teintées. Un de ces militants spéciaux, qui avait entendu parler de moi lors de passage au Canada, m’a récemment rendu une visite de courtoisie. Lors de notre discussion, je lui ai posé deux questions : Que connaissais-vous du PDS? Que pensez-vous de Me Wade et de sa gestion du pays?
Il m’a simplement répondu, pour la première question, que le PDS est un bon parti et que Gorgui est un homme généreux, pour la deuxième question. Bon et généreux, c’est tout ce que ce haut responsable retient du PDS, de son leader et de la gestion du pays. Les québécois diront que c’est vraiment pathétique. Pathétique aussi est la machination ourdi contre Macky Sall. Ce complot ignominieux honore pas leurs auteurs, pas plus qu’elle n’honore le PDS ou la grandeur de l’homme qu’il est sensé servir. Les arguments servis par le ministère de l’intérieur pour ne pas reconnaitre le parti de Macky et l’accusation de blanchiment d’argent portée contre lui sont une insulte à l’intelligence des sénégalais, de même que les mensonges d’État servis lors des émeutes de Kédougou. L’acharnement envers Macky et ses affidés a une double fonction. D’un côté, il permet aux comploteurs de présenter des gages d’une fausse loyauté à Karim Wade. C’est que j’appelle la fonction manipulatrice. De l’autre, il leur permet, de gagner d’avance, la faveur d’Idrissa Seck, étant donné que le retour de celui-ci est quasiment acquis. C’est ce que j’appelle la fonction doungouriste ou mesquine. Ces deux fonctions opèrent en sens inverse l’un de l’autre et peuvent, dans certaines circonstances, interférer l’un dans l’autre. J’en appelle donc au sens des responsabilités du Président Wade pour qu’il mette un terme à cette réflexivité machinatrice, pour éviter que la justice et le caractère démocratique de notre pays ne soient ternis, une fois de plus. Il y a encore dans le PDS, des hommes dignes, honnêtes, de vrais patriotes qui savent se battre pour les intérêts du pays, qui savent ce que signifient la liberté et la démocratie, qui sont respectueux de la devise du parti : dignité-justice-fraternité. Ils se souviennent de ce qu’ils ont vécu dans l’opposition. Ils refuseront mettront fin aux complots et les machinations qui sont en train de devenir une règle dans le parti et dans l’appareil d’État. Un puissant mouvement libéral composé de très hauts responsables du parti et de l’État, de présidents et de secrétaires généraux de fédération, de militants des années de braise et de cadres évoluant tant á l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, sera bientôt lancé pour contrer les comploteurs et les tenants d’une ligne visant à saborder le parti pour assouvir des ambitions personnelles. Il sera dirigé par des cadres établis hors du pays et de l’appareil d’État pour éviter toutes représailles. Après les élections locales, ce mouvement les traquera comme ils ne l’ont jamais été dans leur vie et les démasquera et ce, peu importe leur puissance dans l’appareil d’État, leur protecteur ou le mouvement auquel se réclament. Ils verront bientôt. Macky Sall a démissionné du parti, à défaut de travailler pour le ramener au bercail libéral, la seule option qui vaille, c’est de l’affronter et de le battre sur le terrain politique. Les élections locales offrent cette opportunité.


Djibril Sambou, Ottawa, Canada
dsambou@sympatico.ca

jeudi, septembre 06, 2007

LE PDS DOIT-IL CONTINUER D’ETRE LE RECEPTACLE DES PILLEURS DE DENIERS PUBLICS?




Dès son avènement à la magistrature suprême du pays en mars 2000, le Chef de l’État, Me Abdoulaye Wade avait exprimé sa volonté de ne pas se livrer à une chasse aux sorcières et d’élargir la base de son parti, le PDS.

En agissant de la sorte, le Président de la République voulait donner une leçon de démocratie à l’Afrique toute entière.

Mais son tout puissant ministre d’État et Directeur de cabinet d’alors, lui, y voyait une occasion inespérée de baliser la voie devant le mener au fauteuil de son patron, pas plus tard qu'en 2007.

C’est ainsi qu’il utilisa les audits à lui confiés par le Président Wade pour exercer un chantage éhonté sur tous ceux qui étaient épinglés, à l’exception de M’Baye Diouf qui lui avait laminé et humilié aux élections législatives de 1998. Celui-ci a été envoyé derrière les barreaux avant même la publication des résultats de l’audit de la Société nationale des chemins de fer.

Couvert du manteau de l’élargissement des bases du parti, il inonda celui-ci de voleurs caractérisés de deniers publics. Pire encore, ils sont presque tous parachutés dans l’exercice du pouvoir et leurs dossiers classés aux calendres grecs. De parti propre nous en sommes presque arrivés à un parti sali, fortement courtisé par des opportunistes sans vergogne.

De parti de combattants et d’incorruptibles, nous sommes, aujourd’hui, en train de devenir, petit à petit, un parti d’intérêts corporatistes, claniques, régionalistes et pire encore, un refuge pour malpropres. Cet aspect de la situation n’échappe pas au peuple. Heureusement que celui-ci est de notre côté, du côté de Me Wade devrais-je écrire, car c’est à lui et à lui tout seul que l’écrasante majorité du peuple se réclame et s’identifie.

Après, l’échec d’Idrissa Seck, dans son ambition démesurée de succéder vaille que vaille à son père spirituel, les malpropres ne pouvaient le suivre, de peur de voir leurs dossiers refaire surface. Ils sont restés en continuant de faire un lobbying intense pour le retour de leur mentor de malpropre. Ce retour échouera une première fois à la veille de la campagne pour les dernières les élections présidentielles.

En réalité, ce qui fait courir les partisans d’un retour d’Idrissa Seck au PDS, ce sont les relations avec les monarchies pétrolières du Golf et les chantiers de l’ANOCI confiés à M. Karim Wade. Homme compétent, honnête et mu seulement par la réussite du magistère de son père, il gêne considérablement les malpropres et ceux qui désirent rééditer le coup de Mara pour s’enrichir rapidement sur le dos du peuple. D’ailleurs, il n’est pas exagéré d’affirmer qu’ils sont à la base de toute la campagne de salissage et de dénigrement visant à discréditer le Président exécutif de l’ANOCI.

Malgré la réélection triomphale du Chef libéral, les partisans d’un retour au PDS du réfugié de Paris n’ont pas baissé les armes. Cette fois-ci, ils ont profité de la volonté exprimée du Secrétaire général national du PDS d’améliorer la performance organisationnelle et structurelle du parti pour essayer de récupérer cela à leur compte, sans passer, comme il se doit, par un congrès.

Pour ce faire, ils déroulent une stratégie à deux niveaux :

En premier lieu, ils parlent de refondation du parti.
Par refondation, ils entendent remplacer notre parti actuel par un nouveau parti présidentiel dont le sigle ne serait plus PDS, dont l’idéologie ne serait plus libérale et dont le vrai patron ne serait plus Me Wade. Celui-ci devant rester au-dessus de la mêlée. En vérité ils veulent créer une UMP à la sénégalaise. Lorsqu’en France, M. Chirac avait accepté la dissolution du RPR et la création de l’UMP, il ne pensait pas ce que nouveau parti de la majorité présidentielle allait être contrôlé par celui qui l’avait trahi au profit de M. Balladur.

En sabordant le RPR, M. Chirac avait aussi, sans le savoir, sabordé son héritage politique. D’ailleurs, les chiraquiens sont aujourd’hui plus que marginalisés dans les instances de décisions de l’UMP. On ne parle même plus du RPR de Chirac, mais plutôt de l’UMP de Sarko.

En réalité, ce que le Secrétaire général national du PDS propose, c’est une réingénierie du parti, autrement dit, il propose de passer au peigne fin tous les textes qui régissent son fonctionnement, ses structures et son organisation pour le rendre plus moderne et plus performant pour les 50 prochaines années. Comme, on peut le constater, il ne s’agit nullement de refonder, ou si vous voulez, de casser la fondation du parti pour en édifier une autre, car la fondation du PDS est très solide. C’est sa fondation actuelle qui nous a permis de résister à tous les assauts et agressions du défunt régime socialiste. C’est avec elle que nous sommes arrivés au pouvoir et c’est elle qui a permis au frère Secrétaire général national de reprendre le parti en main et d’écarter la menace que constituaient Idrissa Seck et sa bande.

Il est aussi stupide et irréfléchi de penser accommoder les militants des années 2000, par le changement du sigle du parti. Adjoindre une lettre ou un chiffre au sigle le dénaturera complètement. Advenant ce cas de figure, rien n’empêcherait quelqu’un d’autre de créer un nouveau parti avec le sigle PDS.

Non, le PDS de Me Abdoulaye Wade ne doit pas être sabordé comme le RPR de M. Jacques Chirac. Saborder le PDS, c’est saborder l’œuvre politique magistrale du plus grand visionnaire du Sénégal et de l’Afrique post-indépendance. Et cela est un sacrilège. Le PDS était le symbole de la lutte pour la libération de notre peuple contre la domination, les excès, les abus, les détournements de toutes sortes et l’incompétence des socialistes. Aujourd’hui, notre parti est le symbole de l’approfondissement de notre démocratie, de la bonne gouvernance et du développement économique et social.

J’en appelle donc à tous les libéraux, ceux que ce terme libéral ne gêne pas, à faire barrage à ce premier axe aussi stratégique que satanique.

C’est vrai que notre parti doit évaluer et s’adapter aux mutations profondes du monde actuel. Mais cela ne doit pas se faire par la perte de notre identité sacrée, de ce qui fait de nous des fiers PDS.

En second lieu, les partisans d’un recyclage des voleurs de deniers publics dans le PDS et dans le pouvoir, tentent d’exploiter, cette fois, la volonté d’ouverture et de rassemblement exprimée par le Président Wade, pour rejouer à nouveau leur carte maîtresse : Idrissa Seck. Ils espèrent que Mara, advenant son retour, pourrait, comme au bon vieux temps, obtenir tout ce qu’il veut de Me Wade, comme par exemple, la gestion de certains des grands travaux du Chef de l’État jusqu’ici confiés à l’ANOCI.

Pour eux, le retour de Damal Kadior ne peut être que bénéfique. Ils nous rappellent pêle-mêle qu’il a été des nôtres, qu’il était le plus proche collaborateur du Chef de l’État, qu’il est le Chef de l’opposition présidentielle et qu’il a un don de communicateur.
Bien évidemment, cela est incontestable.
Ils nous rappellent également que son retour permettra à Goorgui de ramener l’opposition à sa plus faible expression.

D’abord, cet argument ne peut être valable qu’à court terme. À moyen et long terme la donne change car, comme la nature, la politique, aussi, a horreur du vide.

Ensuite, c’est perdre de vue que Me Wade est un démocrate reconnu et qu’en tant tel il a besoin d’une opposition.

Aussi, n’ai-je aucune raison de douter de sa sincérité et de sa crédibilité quant aux accusations qu’il a portées sur Idrissa et aux preuves qu’il a dit détenir contre lui.

C’est pourquoi, je pense sincèrement que le retour de Mara rendra l’horizon du PDS brumeux.

Il portera un sérieux coup à la volonté manifeste du Chef de l’État de lutter contre la corruption, la prévarication et la mal-gouvernance. Il confirmera la thèse selon laquelle, notre parti est le réceptacle et le protecteur des voleurs et des malfaiteurs de tous genres et que notre justice n’en est pas vraiment une. En d’autres termes, son retour affaiblira notre cadre institutionnel.

M. Idrissa Seck, avec son caractère hautain, lâche et rancunier, advenant son retour, ravira les guets guerre, les positionnements inutiles qui risqueront de nous détourner de notre mission en tant que parti dominant le pouvoir. Si cela ne dépendait que de lui, nous ne serions plus au pouvoir aujourd’hui.

La place d’Idrissa Seck, tout comme beaucoup d’autres, n’est pas au PDS, mais en prison. C’est la triste réalité.

Il est vrai qu’il est du devoir d’un père de réunir sa famille en ramenant tous ses membres au bercail. Mais Mara ne s’est pas seulement éloigné de la famille. Il est devenu non seulement l’antithèse des valeurs prônées et enseignées par Me Wade tout au long de son combat, mais également un égaré au sens coranique du terme.

Autant le prophète Noé n’avait pu sauver un membre de sa famille du déluge, autant Me Wade ne devrait pas soustraire Idrissa de la justice et de sa destinée : la prison.

Autant le prophète Abraham était prêt à sacrifier son fils Ismaël sur ordre divin, autant Me Abdoulaye Wade devait sacrifier Idrissa sous l’autel de la justice sénégalaise.

En décidant de jouer la carte du Comité directeur avant tout retour d’Idrissa, Me Wade a fait preuve, non seulement, de vigilance et de prudence, mais également de démocratie interne.

Je rappelle qu’à chaque fois que Me Wade, alors leader de l’opposition, avait une proposition pour renter dans le gouvernement socialiste, il avait convoquait le Bureau politique pour un débat libre, fécond et sans concessions.

À la fin de la réunion, ceux qui avaient des positions minoritaires se rangeaient à la position majoritaire et le parti entrait au gouvernement, solide comme un roc de Quimper.

C’est ce genre de d’ébats que les militants souhaitent à propos du cas Mara.

Il ne s’agit pas pour moi de demander aux membres du Comité directeur de se rebeller contre la volonté du patron, mais de leur rappeler de ne pas manquer l’opportunité qu’il leur offre pour, arguments à l’appui, démontrer à la face du monde que le parti ne doit plus continuer à devenir ce pipeline, du bout duquel, sortent des voleur de milliards pour infester le pouvoir. Il doit rester un instrument aux mains du président Wade pour faire de notre pays, un Sénégal émergent.

Je profite de l’occasion pour rappeler aux membres du Comité directeur, au cas où ils l’oublieraient, que la carte de notre parti n’est pas blanche et qu’en conséquence, le retour d’Idrissa ne saurait se faire sur la base d’une carte blanche. Il ne peut aussi se faire sans conditions, vu les nombreuses casseroles qu’il traîne.

Le frère Secrétaire général national vous a donné l’occasion des les teinter, alors faites-le, sans états d’âmes.

Sentiments fraternels et militants!

dsambou@sympatico.ca

samedi, juin 02, 2007

AUX URNES POUR DONNER UNE MAJORITÉ AU PRÉSIDENT WADE









Notre peuple sort grandi d’une élection présidentielle appréciée à juste valeur par tous les observateurs étrangers, élection qui a vu la victoire, j’allais dire le plébiscite du Président sortant, Me Abdoulaye Wade face à une opposition dont l’aura ne dépassa guère les sales de rédaction d’une certaine presse et les sites Internet. Je profite de l’occasion pour féliciter de nouveau le Chef de l’État pour cette brillante élection.
Le moment est venu de sortir, massivement, pour aller voter afin de lui donner une majorité confortable.
Le Bulletin à mettre dans l'urne doit être évidemment celui de la Coalition Sopi 2007 dirigée par le Premier Ministre Macky Sall, Secrétaire général adjoint du PDS.
Vous êtres nombreux à vous posez des questions sur les enjeux de ces élections législatives, surtout, du fait qu'une partie de l'opposition a décidé de les boycotter.
J'ai déjà, largement, expliqué ces enjeux au cours de la conférence que je co-animais le samedi 26 mai dernier avec le frère Mohamadou Sarr, président de la Fédération PDS du Canada.
Il est vrai que les élections législatives ont presque toujours eu un engouement moindre que celles des présidentielles, mais cela n'enlève en rien l'importance qu'elles peuvent revêtir dans un pays comme le nôtre. Je sais que beaucoup de sénégalais se disent à quoi bon d'aller voter puisque la coalition SOPI 2007 n'a pas d'adversaire à sa mesure, oubliant, du coup, que voter est, d'abord et avant tout, un acte de civisme.
En allant voter, nous ne choisissons pas seulement ceux ou celles qui vont nous représenter, ceux ou celles qui vont légiférer ou contrôler l'action gouvernementale, mais aussi et surtout ceux ou celles sur qui reposera une décision qui peut être douloureuse et lourde de conséquence: celle de déclarer la guerre. En effet lors de discussions et débats, ça et là, je me suis rendu compte que beaucoup de nos compatriotes ignoraient que la décision d'enter en guerre relevait de la prérogative du Parlement.
C'est aussi de ces élections que sortir la majorité parlementaire qui appuiera le premier ministre qui sera chargé de donner corps à la vision du Président Wade.
Or, nous savons tous que c'est la coalition Sopi 2007 qui est la mieux indiquée et la outillée pour cela.
C'est pourquoi, il urge de sortir en masse pour la porter, de nouveau, vers le triomphe, ce dimanche 3 juin 2007.
Quant à cette frange de l'opposition adepte de la chaise vide, elle aura, encore une fois, fait montre d'une faiblesse stratégique monumentale. Il n'est pas nécessaire d'être un énarque pour savoir que la faiblesse de toute stratégie réside dans l'incohérence entre ses différents éléments. Vous me permettrez de ne pas m'appesantir sur ces incohérences qui sautent aux yeux et qui commencent déjà à charrier des ondes de chambardement dans les partis qui se sont dérobés face à leurs responsabilités historiques.
Laissons maintenant de côté cette frange de l'opposition, complètement out et dépassée, pour renforcer notre mobilisation et notre détermination à encore soutenir davantage le Chef de l'État qui a, en si peu de temps, réussi à transformer le visage du Sénégal et à mettre notre pays sur l’orbite des nations émergentes.
Vous êtes nombreux à me demander ce que le programme de gouvernement de notre coalition réserve aux immigrés advenant un triomphe à ces élections.
C'est pourquoi, je ne saurais terminer, cette édition, sans en donner les grands axes:
Les grands axes du programme de gouvernement que nous proposons pour les sénégalais de l'extérieur sont les suivants:
-favoriser la participation aux actions de développement,
-éradiquer les tracasseries douanières,
-décentraliser la délivrance des passeports,
-améliorer les conditions d’accès au logement,
-favoriser l’accès des enfants des émigrés aux bourses et aides scolaires
-élargir les appuis financiers accordés aux groupements féminins et structures assimilées aux sénégalais de l’extérieur,
-rapprocher les services consulaires des lieux de résidence des sénégalais à l'extérieur.

À votre bulletin jaune!

Merci et à la prochaine.

dsambou@sympatico.ca

dimanche, mars 04, 2007

L'OPPOSITION DOIT AVOIR L'HONNETÉ DE RECONNAITRE SA CUISANTE DÉFAITE


Depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle tenue au Sénégal le 25 février 2007, les candidats, que l’ont qualifiait de ténors de l’opposition, se refusent toujours à concéder la victoire au Président sortant, Me Abdoulaye Wade, pourtant largement vainqueur au premier tour, avec prés 56% des voix.
Cette attitude a surpris aussi bien les sénégalais eux-mêmes que les observateurs avertis de la scène politique du pays de la Teranga.
Le Sénégal étant une démocratie majeure, tout monde s’attendait à ce que les candidats battus fassent preuve de fair-play et de grandeur en concédant rapidement la victoire au candidat Wade, la soirée même ou le lendemain de l’élection. En refusant de le faire, ils ont porté un sérieux coup à leur image, à leur sincérité et à la démocratie de notre pays.
Ce faisant, ils ont montré à la face du monde qu’ils sont loin d’être de véritables démocrates. Du coup, ils nous ont fait regretté le Président Abdou Diouf, qui avait rehaussé l’image de notre pays en concédant la victoire à son challenger de 2000, Me Abdoulaye Wade.
Ils ont fait étalage du peu de respect qu’ils vouent au peuple sénégalais. Ce vaillant peuple est sorti voter massivement. Il a, en toute souveraineté et en connaissance de causes, porté son choix clairement et nettement sur le meilleur candidat. Ce choix se devait d’être respecté et apprécié à sa juste valeur car le vote n’est ni intelligent, ni inintelligent. Il se constate.
C’est pourquoi les prétendus de ténors de l’opposition ont perdu toute crédibilité aux yeux de l’opinion publique, non seulement nationale, mais aussi et surtout internationale.
Les observateurs étrangers, et même ceux de la Raddho, ont reconnu la sincérité du scrutin.
Les observations ou constations, qui suivent, permettent de juger du manque de crédibilité de cette partie de l’opposition qui conteste la sincérité du scrutin.
Premièrement, elle était, tout comme la CENA, impliquée, par le biais des ses représentants, dans le tout le processus d’inscription, de retrait des cartes, du vote et du dépouillement.
Deuxièmement, elle a exigé et obtenu l’audit du fichier électoral.
Troisièmement, elle a fait, sans entraves, une campagne électorale sur toute l’étendue du territoire nationale et à l’étranger.
Quatrièmement, l’encre était indélébile et chaque électeur avait signé le registre. Ce qui signifie que même porteur de plusieurs cartes, un électeur ne pouvait pas voter plus d’une fois.
Cinquièmement, elle a bénéficié d’une couverture médiatique équitable et équilibrée.
Sixièmement, elle a gagné dans les localités où elle pouvait gagner et elle a perdu dans celles où elle ne pouvait pas gagner.
Septièmement, les radios privées n’ont pas inventé les résultats qu’elles ont proclamés à la fin des dépouillements des bulletins des bureaux de vote. La tendance générale qui se dégageait de ces résultats était une large victoire de Gorgui, et ce, dès le premier tour.
Évidemment l’opposition et ses supporters ont été surpris, pour ne pas dire tétanisés, par le rouleau compresseur du Candidat de la coalition Sopi 2007.
Faute d’arguments convaincants, elle tente maintenant d’assombrir la victoire d’Abdoulaye Wade en criant à la fraude massive. Elle ressemble à une équipe de football qui se fait battre par le score sans appel de dix (10) à zéro et qui se met à crier haut et fort que l’arbitre lui a volé un but.
Le Candidat Modou Dia avait poussé l’outrecuidance jusqu'à annoncer qu’il avait obtenu zéro voix dans le bureau de vote où lui, sa femme et ses deux amis avaient voté.
Depuis qu’il s’est avéré qu’il avait obtenu quatre (4) voix dans ce bureau, il a gardé un mutisme total.
Le Candidat Moustapha Niass est coutumier des faits. Rappelons qu’aux dernières législatives, il était le seul Chef de parti qui avait déclaré qu’il y avait eu des fraudes massives. Jusqu’ici, il n’a jamais pu prouver ses dires. C’est lui aussi qui avait annoncé que le pouvoir avait puisé des milliards dans les caisses de la SONACOS pour financer les élections. Pris en flagrant délits de mensonge, il s’était débiné en nuançant ses propos.
Le Candidat Ousmane Tanor Dieng, qui avait donné l’assurance à ses amis socialistes qu’il allait remporter l’élection au premier ou au second tour, s’est retrouvé à troisième place. La seule manière qu’il a trouvé pour garder une certaine crédibilité aux yeux de ses amis idéologiques, c’est de crier à la fraude alors qu’il a été laminé.
Le Candidat Idrissa Seck, lui, pensait jouer aux faiseurs de roi advenant un second tour. Ses officines n’ont d’ailleurs jamais cessé d’innonder la presse de prétendus sondages qui le mettait en pôle position. La victoire de Wade au premier tour, sans lui, a fini de briser ses rêves et d’hypothéquer ses chances de retrouver sa famille originelle. Il espère peut-être monnayer sa concession de la victoire pour éviter de retourner à Rebeuss.
En réalité l’opposition avait pensé naïvement que les élections ne se tiendraient pas à date échue. Elle n’était donc pas bien préparée.
La victoire sans appel de Me Wade était prévisible et normal car les sénégalais savaient que l’opposition au président était molle et que celui-ci avait un bilan largement positif. D’ailleurs j’écrivais, à propos de l’opposition, dans un article publié, entre autres, au quotidien Le Soleil et intitulé « Me Abdoulaye Wade, Prix Nobel de la Paix ? » les mots qui suivent :
" Elle a toujours pratiqué l’à-plat-ventrisme oppositionnel, caractérisé par un manque criarde de leadership, d’imagination et de stratégie. (…) Elle a toujours copié les stratégies développées par Me Wade, alors leader de l’opposition. Elle devrait savoir que Wade n’est pas Diouf. Et tant qu’elle continuera de laisser une certaine presse faire le travail à sa place, son réveil sera toujours brutal".
La première leçon que l’opposition doit tirer de sa débâcle électorale, c’est qu’une élection ne se gagne pas dans les salles de rédaction, mais bel et bien sur le terrain.
La deuxième, c’est qu’une opposition doit avoir un leader charismatique.
La troisième, c’est qu’elle doit donner un discours crédible et non nihiliste.
Et last but not least, elle doit respecter le choix du peuple, le verdict populaire.
Pour terminer, j’aimerais lancer un appel à Messieurs Idrissa Seck, Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse afin qu’ils se ressaisissent et fassent preuve de grandeur dans la défaite en concédant la victoire au président Wade. Le Sénégal n’en sortira que grandi et admiré de plus.
Je profite de l’occasion pour féliciter Me Abdoulaye Wade pour sa victoire éclatante contre l’opposition et la presse privée qui lui est affidée. Je lui demande de mettre en place une nouvelle politique de protection du consommateur, favorisant son accès à l’eau, à l’électricité, au téléphone et aux denrées de premières nécessité à des coûts raisonnables.
Vive le sénégal qui gagne avec Wade.

LE PRÉSIDENT SORTANT ABDOULAYE WADE PLÉBISCITÉ PAR SON PEUPLE

Le premier président de la Cour d'Appel, Cheikh Tidiane Diakhaté a communiqué, jeudi à Dakar (Sénégal), les résultats provisoires, ci-dessous, de l'élection présidentielle qui consacrent la victoire au premier tour d'Abdoulaye Wade avec 1.910.368 des voix, soit 55,8% des voix.
- Nombre d'inscrits : 4.917.157
- Nombre de votants : 3.467.522
- Nombre de bulletins nuls : 4.771
- Nombre de suffrages valablement exprimés : 3.419.751
- Ont obtenu :
- Moustapha Niasse : 202.865 (4e)
- Abdoulaye Bathily : 75.759 (6e)
- Abdoulaye Wade : 1.910.368 (1er)
- Cheikh Bamba Dièye : 17.233 (9e)
- Idrissa Seck : 510.610 (2e)
- Mamadou Lamine Diallo : 16.551 (10e)
- Robert Sagna : 88.390 (5e)
- Landing Savané : 70.666 (7e)
- Mame Adama Guèye : 13.669 (11e)
- Modou Dia : 4.488 (15e)
- El Hadj Alioune Mbaye : 9.024 (13e)
- Ousmane Tanor Dieng : 463.967 (3e)
- Doudou Ndoye : 9.929 (12e)
- Louis Jacques Senghor : 8.208 (14e)
- Talla Sylla : 18.014 (8e)

Le Candidat Abdoulaye Wade a aussi remporté les élections dans tous les pays étrangers où les sénégalais ont voté.
Transmettons nos félicitations au président Wade. Son peuple est plus que jamais derrière lui. Ce plébiscite démontre, s'il en est encore besoin, que les sénégalais apprécient à juste valeur le travail colossal qu'il a abattu au cours de son septennat.